Je me suis séparé hier d'un développeur que j'avais embauché, certes, un peu à la légère. C'était la première fois que je devais annoncer à quelqu'un que nous le garderions pas au vu de ses performances au sein de la société. Moment pas facile, mais comme je le lui ai dit, moment encore moins facile pour lui, car il devra retourner faire la queue au guichet de l'ANPE, ce qui n'a rien de bien drôle, il faut l'avouer.On en arriverait presque à culpabiliser de mettre quelqu'un à la porte
En étant moi même passé plusieurs fois par la célèbre officine d'Etat, je peux très bien comprendre ce que représente un licenciement. Cruel dilemme du chef d'entreprise. On en arriverait presque à culpabiliser de mettre quelqu'un à la porte (dans la France d'aujourd'hui, le chef d'entreprise (CE) est tellement montré du doigt comme un salaud de patron (je parle peut-être d'une certaine catégorie de penseurs, mais qui semble avoir propagé un certain état d'esprit ces dernières années) qu'il en arrive à se mettre en doute devant la moindre de ses responsabilités aussitôt qu'elle porte sur la vie de quelqu'un). Mais supprimer quelqu'un du monde du travail n'est pas le vouer à la mort, mais simplement une affirmation de son incompétence ou incompatibilité au sein d'une entité économique. Hors de question de mettre en danger cette entité économique si cette personne ne répond pas aux critères minimaux de rentabilité. Loi de la jungle ? Oui et... non. Loi du marché ? Oui, évidemment. Que peut-on y faire ? La responsabilité de ceux qui sont aux manettes n'est-elle pas justement celle de faire le tri entre le bon et le moins bon pour le bien du groupe ?
Une réflexion m'est venue l'autre jour concernant le concept d'individualisme, de responsabilité individuelle.
Pourra-t-on encore continuer longtemps à prétendre que tous les rejetés du systèmes sont des victimes (discours typique d'une certaine gauche) ou faudra-t-il bien, un jour, revenir à un peu de simple bon sens ? Non, tous les gens sur le bord de la route ne sont pas des victimes, mais parfois aussi, des mauvais, des fainéants, des égoïstes, des profiteurs, des irresponsables. Une place au sein de la société se mérite, elle se gagne, même si c'est toujours plus facile pour certains que pour d'autres (ah ! Quelle injustice ! Certains naissent bien, d'autres non ! Pourquoi dès lors ne pas mettre tout le monde au même niveau dès la naissance ? Quelle idée ! Quelle horreur !).





