vendredi 23 février 2007

Victime

Je me suis séparé hier d'un développeur que j'avais embauché, certes, un peu à la légère. C'était la première fois que je devais annoncer à quelqu'un que nous le garderions pas au vu de ses performances au sein de la société. Moment pas facile, mais comme je le lui ai dit, moment encore moins facile pour lui, car il devra retourner faire la queue au guichet de l'ANPE, ce qui n'a rien de bien drôle, il faut l'avouer.


On en arriverait presque à culpabiliser de mettre quelqu'un à la porte
En étant moi même passé plusieurs fois par la célèbre officine d'Etat, je peux très bien comprendre ce que représente un licenciement. Cruel dilemme du chef d'entreprise. On en arriverait presque à culpabiliser de mettre quelqu'un à la porte (dans la France d'aujourd'hui, le chef d'entreprise (CE) est tellement montré du doigt comme un salaud de patron (je parle peut-être d'une certaine catégorie de penseurs, mais qui semble avoir propagé un certain état d'esprit ces dernières années) qu'il en arrive à se mettre en doute devant la moindre de ses responsabilités aussitôt qu'elle porte sur la vie de quelqu'un). Mais supprimer quelqu'un du monde du travail n'est pas le vouer à la mort, mais simplement une affirmation de son incompétence ou incompatibilité au sein d'une entité économique. Hors de question de mettre en danger cette entité économique si cette personne ne répond pas aux critères minimaux de rentabilité. Loi de la jungle ? Oui et... non. Loi du marché ? Oui, évidemment. Que peut-on y faire ? La responsabilité de ceux qui sont aux manettes n'est-elle pas justement celle de faire le tri entre le bon et le moins bon pour le bien du groupe ?
Une réflexion m'est venue l'autre jour concernant le concept d'individualisme, de responsabilité individuelle.
Pourra-t-on encore continuer longtemps à prétendre que tous les rejetés du systèmes sont des victimes (discours typique d'une certaine gauche) ou faudra-t-il bien, un jour, revenir à un peu de simple bon sens ? Non, tous les gens sur le bord de la route ne sont pas des victimes, mais parfois aussi, des mauvais, des fainéants, des égoïstes, des profiteurs, des irresponsables. Une place au sein de la société se mérite, elle se gagne, même si c'est toujours plus facile pour certains que pour d'autres (ah ! Quelle injustice ! Certains naissent bien, d'autres non ! Pourquoi dès lors ne pas mettre tout le monde au même niveau dès la naissance ? Quelle idée ! Quelle horreur !).

mercredi 21 février 2007

Bayrou peut-il gagner ?

C'est encore et toujours la campagne présidentielle qui me préoccupe, mais après tout, c'est un sujet qui me passionne à double titre, en tant que citoyen et tant que chef d'entreprise, c'est aussi un sujet qui intéresse tous les français.
Mon post d'aujourd'hui en vient à l'étoile montante de la campagne, j'ai nommé François Bayrou, et la question qui se pose aujourd'hui : FB peut-il encore monter dans les sondages et franchir ce p... de premier tour ? La question n'est pas posé par moi, mais de nombreux observateurs, analystes et partisans de l'UDF. Pris d'un enthousiasme soudain pour leur candidat, la plupart se mettent à rêver à une situation à laquelle ils n'osaient croire il y a encore quelques mois : FB au second tour, c'est possible.
Il est important de ne pas trop rêver à propos de l'éventualité d'un second tour pour Bayrou
Bien sûr, c'est possible, mais, ne rêvons pas, ce n'est pas encore fait et ce n'est même pas du tout certain. Pour que cela arrive, il faudrait compter sur une gamelle mémorable d'un des deux "grands" candidats , SR et NS. Ségo a déjà bien donné, on attend encore au tournant Sarko qui, pour l'instant, nous a gratifié d'un parcours presque sans faute (si l'on excepte les histoires de scooter et de RG, qui ne sont que des potins de campagne sans grande incidence, à mon avis). Mais n'y comptons pas trop. Et surtout, ce n'est pas dans l'esprit Bayrousien de gagner parce que les autres en face sont des nuls. Bayrou est le seul à proposer une vision de la France intégrée au sein de l'Europe. Toute sa démarche est transcendée par ce trait si typique de sa pensée, trait ancien, fondamental et irrévocable. Si Bayrou doit passer le premier, espérons que ce ne soit pas parce que ses adversaires s'empêtreront dans des incidents de campagne ridicules, mais pour de bonnes raisons, tout simplement parce que Bayrou est sans aucun doute le plus sérieux et le plus adulte des trois. Nous avons, d'un côté , la machine à promesses compassionnelles, Ségolène Royal, de l'autre, le père fouettard du travail au leitmotiv néanderthalien : "pour aller mieux, il faut travailler plus" (c'est pas forcément faux, mais ça ne constitue pas une vision historique de la France, de son rôle dans l'histoire de l'Europe et ni une nourriture spirituelle pour les esprits déboussolés de maints de mes compatriotes). Depuis que je m'intéresse à Bayrou, je trouve que c'est le seul candidat qui ait une véritable pensée, qui donne de véritables valeurs à ses mots, qui ose douter devant son public et qui ne fait pas de promesses intenables (on reparlera encore longtemps de ces 1500 euros bruts qui me choquent et qui prouve que la gauche française n'a toujours pas compris dans quel monde elle vivait).

Je vais manger. Bon appétit.

mardi 20 février 2007

Ségolène et les entreprises

Ségolène Royal peut-elle vraiment prétendre au trône ? Même si personnellement, je ne souhaite pas un retour du PS au pouvoir, c'est surtout la figure de Ségolène Royal qui me surprend et m'appitoie presque.
J'ai assisté pendant une heure hier à son show télévisé sur TF1 et j'ai été marqué par le manque d'assurance de la candidate socialiste. Bien incapable de répondre avec précision aux questions des internautes, son discours sentait le ressucé de discours socialiste des années 80.
En tant que chef d'entreprise, je ne peux être que surpris par son ignorance du monde de l'entreprise tout comme son manque de propositions dans ce domaine.
Le MSIC à 1500 € brut pour les salariés les moins bien rémunérés, pourquoi pas ? Mais avec quelles contreparties pour l'entreprise ? On ne le saura pas vraiment. J'ai entendu parler d'aide et de récompenses distribuées en fonction de l'investissement. Mais pourquoi favoriser les salariés avant l'entreprise. Sans compter qu'un mesure comme cela ne peut provoquer qu'une sorte d'inflation, un endettement supérieur des entreprises françaises, une perte de compétitivité face aux entreprises étrangères, européennes et mondiales.
Je ne suis pas économiste, mais expliquez-moi. J'avoue être un peu perdu.

dimanche 18 février 2007

Impossible de modifier moi même le code de ce satané blog pour y insérer des pubs Google Adwords ! C'est décidé, je passe prochainement à un bon vieux dotclear pour épancher mes élucubrations sur le Net.

samedi 17 février 2007

Suivant la campagne présidentielle avec attention, je suis sidéré par les promesses ineptes de Ségolène Royal. Bien que me pensant de gauche, je ne suis pas de ceux qui avaient pensé voter pour elle et j'avais déjà donné ma voix à Bayrou en 2002 quand tout le monde se moquait de lui. N'empêche, il avait, à l'époque, été le seul à parler de l'Europe et c'est ce qui m'avait attiré dans son discours, discours beaucoup mieux rôdé aujourd'hui et infiniment mieux défendu.

Dans le fond, je pense que ses convictions n'ont pas changées, mais je suis sûr qu'il a pleinement pris conscience durant les 3 dernières semaines qu'il était à la croisée des chemins. L'amateurisme de SR et le cynisme de NS sont pour lui une occasion historique de faire valoir des idées raisonnables et non des promesses électorales. C'est là la grande différence, je pense, entre Bayrou et les 2 autres. NS et SR sont dans le mode programme=promesses, sans vision, sans aucune ligne, Bayrou, lui, place ses ambitions et ses idées dans une ligne : l'Europe et les valeurs républicaines, valeurs qu'il ne pervertit pas, au contraire, mais qu'il rappelle au bon souvenir des français, parce que détournées de leur sens veritable depuis une trentaine d'années. Non, le patriotisme n'est pas un gros mot, non, la solidarité n'est pas une excuse ni un programme. Ce sont des valeurs avec des sens qu'il faut respecter.

mercredi 14 février 2007

Où est la ligne directrice ?

Ségolène Royal VillepinteUn temps vraiment pourri règne sur Lille. Depuis le début de l'hiver, nous n'avions pas eu une aussi longue période de pluie. Voilà qui devrait enchanter les romantiques et autres déprimés de toute sorte.

I. n'a toujours pas donné de nouvelles. Il semble s'être évanoui dans la nature, même si je sais bien qu'il se terre à Paris, le fourbe !

Je n'avais pas encore eu l'occasion d'en parler, mais j'ai maintenant l'envie de revenir sur les propositions de Ségolène Royal émises lors du congrès de Villepinte et particulièrement une, celle qui fait le plus parler d'elle : le SMIC à 1500 €.
Pourquoi pas à 2000 € ? Ou à 5000 ? Ou à 10000 ? Pourquoi pas instaurer un salaire unique pour tous les travailleurs ? Patrons, ouvriers, employés, fonctionnaires, même combat !
D'après un sondage sorti aujourd'hui sur le Figaro, c'est la mesure qui a retenu le plus l'attention des français. Evidemment. 60% des travailleurs français sont smicards. Vivement Noël !

Et puis d'abord, c'est quoi : 1500 bruts ou 1500 nets ? Attention, ce n'est pas pareil.

J'ai commencé les fondations de Neoweb (ma petite entreprise) au début de l'été 2004. Pendant une année, j'ai survécu grâce aux généreuses allocations versées par les ASSEDIC (1100 € net), puis, quand le temps est venu, j'ai réussi à me verser 1500 € nets, qui font environ 2000 € bruts. J'aimerais savoir comment SR compte justifier aux yeux des gens comme moi d'augmenter les salaires des salariés les moins qualifiés au même niveau que ceux qui, comme moi, se battent pour créer de la richesse ? Mais oui, je tiens un discours de petit artisan poujadiste, c'est vrai, mais comment comprendre qu'une candidate à la présidentielle puisse changer les choses dans ce pays si son seul signe d'encouragement est justement celui de décourager l'initiative individuelle, l'entrepreneuriat, entrepreneuriat qu'elle a pourtant vanté dès le début de son discours de Villepinte ? Quelle blague, quelle vaste fumisterie ! Encore une fois, une fois de plus, presque 25 ans après le 10 mai 1981, on dirait que rien n'a changé au PS qui s'est transformé en vague LO pour les profs et les fonctionnaires : un seul discours, des aides, des aides, des aides, plus d'argent par-ci, plus d'argent par là, plus de moyens, plus d'emplois subventionnés, plus d'assistanat !!! Franchement, est-ce un programme ? Où est la vision historique du rôle de la Présidente dans ce discours ? Où est la vision de la France, où est la ligne directrice ?

mardi 13 février 2007

La Trahison se paie cash

Ce satané I. vient de me claquer dans les doigts. Ce coquin m'avait pourtant prévenu qu'il resterait jusqu'à la fin de la semaine pour terminer un projet. Or voilà que ce matin, il m'appelle, me prévient que sa fille est malade, qu'il doit l'emmener chez le médecin et qu'il ne viendra pas avant 14h.
Soit.
Passé 14h, toujours pas de I. Quinze heures passe, puis seize heure, puis dix-sept. Pas de trace de I., ni aucun coup de téléphone pour prévenir.
Résultat : je me retrouve planté sur mon projet. Il va encore falloir être très inventif avec le client et lui broder une jolie histoire pour qu'il ne s'inquiète pas trop. Déjà que nous avions décalé de quelques jours la production de son site. Nous voilà bien. Heureusement A. va prendre sur lui de le prévenir. C'est une chose désagréable que je n'aurais pas à faire. Non, mais je vous jure !

Dans quelle mesure peut-on faire confiance à quelqu'un ?

C'est la première fois qu'une telle chose m'arrive avec quelqu'un que j'embauche. Certes, il était encore en période d'essai. Curieusement, il m'avait prévenu la semaine précédente qu'il nous quitterait, mais en me garantissant bien qu'il prendrait à coeur de terminer ce qu'il avait commencé avant de rejoindre son nouveau boulot (à Paris). Soit il estime qu'il a donc fini sa mission chez nous, ce qui me fait dire que certaines personnes ont une notion curieuse de la finition d'un projet soit il s'est carrément moqué de moi. Je penche pour la deuxième solution.

Mon interrogation est : dois-je lui faire subir mon irre ? Dois-je lui faire payer cash cette fourbe trahison ?
Add to Technorati Favorites
François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007
référencement marketing et liens sponsorisés